VOTRE PELOUSE


Oui, il est possible d’avoir une belle pelouse, relativement uniforme, autour de nos maisons. Mais comment ?

Par l’analyse des facteurs favorisant l’implantation du gazon (matière organique, humidité, température du sol, ensoleillement, acidité, biotope).



par l’épandage d’engrais naturels de printemps et d’automne,
en compost ou en granule;

par l’utilisation de variétés d’herbes à gazon rustiques, adaptées au climat québécois et choisies en fonction de la nature du sol, des conditions environnantes et de l’usage qu’on veut faire de l’aire gazonnée;


bref, une analyse de sol effectuée par des personnes compétentes permet d’une part d’en connaître la qualité et d’utiliser les fertilisants naturels qui contiennent les éléments nutritifs requis, d’autre part d’y implanter les herbes à gazon les plus propices;

Qu’en est-il de l’acidité? Un sol trop acide — comme c’est souvent le cas au Québec, favorise la croissance des mauvaises herbes et le développement des insectes ravageurs. La chaux dolomitique, un amendement naturel, aide à maintenir un taux d’acidité adéquat (PH de 6,5 et plus) permettant ainsi un meilleur contrôle des insectes ravageurs et des mauvaises herbes; en plus de décristaliser les minéraux du sol et de les rendre disponibles aux plantes.

Et les mauvaises herbes? Il faut nourrir la pelouse durant la croissance des herbes à gazon (printemps — automne) et non lors de la pousse des mauvaises herbes (été). Une tonte régulière, à une hauteur d’environ 7 cm permet de couper les mauvaises herbes avant que leurs semences ne soient mûres. Ce contrôle méthodologique évitera leur propagation.



Que fait-on des rognures ? En laissant les rognures sur place, on procure un important pourcentage de nourriture essentielle à la pelouse.

L’aération du sol favorise le drainage et la pénétration de la matière organique. Les racines peuvent s’implanter en profondeur, favorisant ainsi une meilleure résistance aux maladies et à la sécheresse. Quant au déchaumage, il permet de réduire l’épaisseur du feutrage pour éviter que les racines ne se propagent qu’en surface seulement.


L’entretien de votre pelouse
par des méthodes douces

Les solutions vertes requièrent des interventions régulières, une observation constante et une attention particulière.

Au printemps, dès que le sol est sec, on procède à un nettoyage minutieux et on fait faire l’analyse du sol.

Ensuite, et selon les résultats obtenus, on procède à l’épandage de chaux pour contrôler l’acidité, et d’engrais naturels tels les terreaux et les composts.

L’utilisation d’un terreauteur motorisé s’avère un atout important dans cette étape puisqu’il assure un mélange homogène et un épandage uniforme des amendements.


Pour permettre à l’eau et aux éléments nutritifs de pénétrer le sol plus facilement et ainsi, subvenir plus efficacement aux besoins de la pelouse, on aère le sol à l’aide d’un aérateur.


Enfin, des tontes régulières aux longueurs appropriés – selon le moment de la saison – favoriseront la résistance de la pelouse aux chaleurs estivales et un meilleur contrôle des mauvaises herbes. De plus, il est préférable de laisser les rognures déchiquetées pour nourrir le sol.


Un terreautage effectué après l’ensemencement d’un nouveau gazon en favorise la germination


Après la canicule, la majorité des mauvaises herbes entrent en dormance. Par contre, les essences à gazon reprennent leur croissance. C’est alors qu’on doit leur fournir les éléments favorisant une meilleure résistance aux rigueurs de l’hiver.

En somme, une pelouse en santé résiste aux maladies et aux insectes. Une pelouse dense ne laisse pas de place aux mauvaises herbes. L’objectif : Une pelouse saine, dense et exempte de produits toxiques.